Jeff Mills, un DJ expérimentateurle sorcier des platines14 mars 2010 Alexandre Augrand
Jeff Mills est un DJ et producteur de Techno de Detroit toujours à la recherche de nouvelles expériences sonores et vidéos
Présentation du sorcier de Detroit Jeff Mills fait partie de la deuxième vague de DJs et producteurs de Techno de Detroit. En 1979, à seize ans, il commence à apprendre l’art du DJing avec le matériel de son frère aîné. Dès qu’il commence à maîtriser cet art, il s’associe avec son frère et enregistre leurs mixes sur des cassettes qu’ils envoient aux radios de Detroit, principalement à la radio WDRQ. La période d’apprentissage du DJingLorsque son frère décide d’arrêter, Jeff Mills récupère son matériel et ses disques et continu d’apprendre, seul dans sa chambre durant des heures et cela pendant deux ans. Au cours de cette période, la culture Hip Hop s’étend sur la côte Est et commence à faire parler d’elle à Detroit. Il assimile alors les techniques de mix Hip Hop au fur et à mesure qu’il glane des informations à leur sujet. L’apprentissage continu sur le terrainVers dix sept ans, Jeff Mills commence à mixer devant un public dans les disco-mobiles (discothèque itinérantes pour adolescent, très en vogue à l’époque). Son frère lui présente ensuite des personnes influentes du monde de la nuit qui lui permettent de parfaire son art dans de vrais clubs. Il auditionne alors dans le club le Lady et en devient un résident hebdomadaire. Nouvelle étape, la radioJeff Mills hérite d’autres résidences dont une au UBQ qui eut le privilège, un soir, d’accueillir l’after-show du Purple Rain Tour de Prince retransmit en direct sur la radio WDRQ. Il est aux platines ce soir là et elle obtient sa plus importante audience. Il est convoqué pour y passer un entretien et y anime une émission consacré au Hip Hop et améliore encore son apprentissage de l’art du DJing. La Techno rentre en scène En 1981, le quatuor A Number Of Names sort le titre Sharevari qui est considéré par certains comme le morceau précurseur de la Techno à Detroit qui va alors inspirer la premier vague de producteurs de Techno et de nombreux DJs de la ville. De nombreuses scènes vont se créés autour de cette nouvelle musique sans pour autant se côtoyer. A cette époque, Jeff Mills monte un groupe de musique industrielle, The Final Cut. Rencontre avec « Mad » Mike Banks et création d’Underground ResistanceJeff Mills et « Mad » Mike se rencontrent au United Sound Studio de Detroit et créent avec Robert Hood et Darwin Hall le collectif et en même temps label Underground Resistance. Il sort deux disques, The Punisher et The Seawolf / Infiltrator. Il collabore également avec « Mad » Mike et Robert Hood sur OBX-A qui sort sous le pseudonyme X-102. Il quitte le label en 1992 pour continuer sa carrière en solo. Une riche carrière soloJeff Mills quitte Detroit pour New-York où il monte le label Axis (aujourd’hui à Chicago). Suivront ensuite d’autres labels comme Purpose Maker et Tomorrow. Il collabore avec le label allemand Tresor et commence à venir mixer en Europe dans les raves où il va y gagner sa renommée internationale. De nouvelles expériencesJeff Mills va allier sa passion du cinéma et de la musique en recomposant une BO pour Metropolis de Fritz Lang en 2000 et Three Ages de Buster Keaton en 2005. Il commence également à s’intéresser au VJing et à rajouter des vidéos lors de ses mix. Il fait également un concert au pont du Gard où il joue accompagné d’un orchestre philarmonique en 2005. Jeff Mills de nos joursAujourd’hui encore, Jeff Mills continu de faire de nouvelles expériences liées à la musique et à la vidéo. Une des plus récentes a été sa participation à l’exposition Le Futurisme à Paris au Centre Pompidou avec l’installation visuelle et sonore Critical Arrangements. Jeff Mills est devenu un artiste multimédia Sources : Wikipédia Electrochoc, Laurent Garnier et David Brun-Lambert, Flammarion, 2003
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Commentaires 2 avr. 2010 10:38
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